Puis-je faire confiance à ces informations ?
Tous les tests et démonstrations présentés ici ont été réalisés de manière indépendante. Reincubate n’est affilié à aucun de ces produits et ne perçoit aucune compensation pour les mentionner.
Vous envisagez donc de sortir l’artillerie lourde et de passer à un appareil hybride ou reflex pour vos vidéos. Il existe de nombreuses raisons de franchir le pas entre une caméra intégrée ou une webcam et un appareil dédié — vous gagnerez en sensibilité lumineuse, en précision des couleurs, en contrôle sur vos réglages et votre image, ainsi qu’en richesse d’image grâce à des pixels de haute qualité. Et si les webcams affichent souvent des caractéristiques impressionnantes, la plupart ne sont même pas aussi performantes que l’appareil photo de votre téléphone.
Dans le même temps, il existe aussi des centaines, voire des milliers, de raisons financières de faire quelques recherches avant de vous lancer tête baissée. Et il n’y a pas que le prix de départ plus élevé à prendre en compte. Ces capteurs plus grands s’accompagnent aussi de manuels d’utilisation longs comme Guerre et Paix, de menus labyrinthiques, de batteries supplémentaires, de câbles additionnels, de cartes d’acquisition et de problèmes de compatibilité, autant d’éléments qui demandent du temps, de l’argent et des efforts à apprendre, obtenir ou surmonter.
Il est également important de se rappeler qu’aucun appareil photo ne corrigera comme par magie un mauvais éclairage, ni ne créera un contenu captivant à votre place. En réalité, passer à un capteur plus grand risque simplement de rendre plus visibles les défauts d’une scène mal préparée, ou de laisser les spectateurs déçus si le contenu ne suit pas la qualité de production. Gardez aussi à l’esprit qu’une grande partie de la résolution supplémentaire que vous payez sera perdue dès que vous mettrez votre vidéo en ligne sur YouTube ou que vous vous connecterez à votre plateforme de réunion en ligne préférée.
Cela dit, si vous êtes prêt à franchir le pas vers un appareil reflex ou hybride, ou si vous vous demandez simplement ce qu’un tel changement impliquerait, nous avons préparé ce guide utile sur tous les aspects de son utilisation comme webcam. Après l’avoir lu, vous serez capable de distinguer un capteur APS-C d’un capteur plein format, votre ISO de votre ouverture, et votre USB-C de votre micro HDMI. Vous aurez également une idée plus claire des accessoires dont vous aurez besoin, des problèmes de compatibilité que vous pourriez rencontrer, et de la meilleure façon de combiner vos réglages pour créer des vidéos exceptionnelles.
Remarque : quel que soit l’appareil que vous décidez d’acheter, nous vous recommandons vivement de le faire auprès d’un vendeur proposant une bonne politique de retour. Bien que nous fassions ici de notre mieux pour vous aider à affiner votre choix, votre satisfaction vis-à-vis d’un appareil donné dépendra en partie des particularités et des contraintes de votre espace, de votre aisance avec ses commandes, ainsi que de la compatibilité entre votre ordinateur, votre appareil photo et le logiciel que vous utiliserez. Il est souvent judicieux de louer plusieurs options différentes et de les tester pour voir ce qui vous convient le mieux.
Dans ce guide, vous trouverez les sujets suivants :
- Une brève clarification des différences entre appareils hybrides et reflex, et pourquoi nous recommandons vivement l’un plutôt que l’autre
- Une introduction aux capteurs des appareils photo et au nombre de pixels, avec les raisons et le contexte de leur importance
- Une recommandation pour économiser en choisissant le bon objectif, avec des astuces pour optimiser le flou d’arrière-plan dans les petits espaces
- Une liste des accessoires dont vous aurez probablement besoin pour alimenter, fixer et connecter votre appareil photo
- Un guide des commandes et réglages de votre appareil photo, accompagné d’une vidéo détaillée pour vous aider à le configurer et à filmer avec n’importe quel appareil
Hybride ou reflex : bien plus qu’une simple question de goût
Les appareils photo numériques d’aujourd’hui sont de véritables prouesses technologiques. À l’extérieur d’un boîtier Sony, Canon ou Nikon, on trouve des écrans haute définition, des boutons personnalisables et des ports d’entrée/sortie pour transférer rapidement d’immenses quantités de données visuelles et audio. Regardez sous le capot, et vous découvrirez des capteurs avancés et des processeurs de données. Ce sont en réalité de véritables ordinateurs à part entière, des cerveaux numériques qui traitent, transforment, enregistrent ou restituent les données captées par leurs capteurs d’une précision remarquable.
Mais malgré toute cette technologie avancée, la plupart des appareils photo conservent encore des éléments de base qui les rattachent solidement aux appareils d’il y a plus d’un siècle. On y retrouve des caractéristiques physiques comme l’obturateur, l’ouverture et le viseur, autant d’éléments encore familiers à la plupart des utilisateurs actuels. Il existe aussi des normes et systèmes qui ont survécu au passage de l’analogique au numérique. Le capteur d’un appareil photo numérique plein format actuel a les mêmes dimensions qu’une image de pellicule 35 mm, un format qui remonte à 1889. Et le simple système de miroir reflex d’un reflex numérique, qui permet à l’utilisateur de voir à travers l’objectif, est largement resté le même que celui inventé pour la première fois pour les appareils photo en 1861.

La plupart des systèmes reflex à objectif unique utilisent un miroir et un système de prisme pour réfléchir puis redresser l’image, afin que celle-ci, vue dans le viseur, corresponde exactement à ce que « voit » l’objectif. Lorsque le déclencheur est enfoncé, le miroir se relève, laissant la lumière atteindre la pellicule ou le capteur situé derrière.
L’évolution de la conception des appareils photo n’intéresse peut-être pas tout le monde, mais si vous envisagez d’utiliser un reflex ou un hybride comme webcam, votre expérience sera en grande partie dictée par nombre de ces détails. Les reflex, comme la plupart des hybrides, partagent encore beaucoup de points communs avec les appareils analogiques conçus pour capturer des images fixes — des deux, le reflex reste le plus fidèle à l’appareil classique, avec son système de miroir physique assurant la continuité entre viseur et objectif. Les hybrides sont, par essence, des appareils qui en sont dépourvus — les appareils jetables que l’on trouvait dans les mariages des années 90, avec leur petite fenêtre de viseur en plastique, étaient en réalité déjà des hybrides. Mais dans le cadre de cet article, lorsque nous parlons d’hybrides, nous désignons des appareils dotés d’un viseur numérique. Cela va des compacts tout-en-un aux boîtiers professionnels associés à des objectifs.
Et ce sont les hybrides qui semblent représenter l’avenir proche, que ce soit pour la photo fixe ou la vidéo. Supprimer le système de miroir reflex présente de nombreux avantages. Il permet des combinaisons boîtier-objectif plus compactes, élimine l’un des points de panne physiques les plus courants d’un appareil photo, et autorise une prise de vue plus rapide et plus silencieuse. De plus, avec un viseur numérique, l’utilisateur voit plus que ce que l’objectif observe réellement — il peut afficher en temps réel le rendu des changements d’ISO, d’ouverture et de vitesse d’obturation. Ce sont des avantages comme ceux-ci qui ont poussé des entreprises comme Canon à annoncer qu’elles avaient produit leur dernier reflex haut de gamme.
C’est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle si vous recherchez un reflex, ou si vous en possédez déjà un que vous aimeriez essayer comme webcam. Du bon côté, cela signifie que le marché de l’occasion pour les reflex regorge d’appareils de qualité, capables de capturer de superbes photos et vidéos, et compatibles avec une immense variété d’objectifs conçus avant comme après l’avènement du numérique. Moins réjouissant : les avancées technologiques des appareils photo ont de plus en plus lieu, et continueront d’avoir lieu, dans l’univers des hybrides. Cela inclut notamment la capacité d’un appareil dédié à diffuser en direct de la vidéo haute définition directement vers un ordinateur pour l’utiliser comme webcam, un usage que certains grands fabricants d’appareils photo ne semblent avoir pris au sérieux que récemment (et que d’autres continuent largement d’ignorer). Cela ne signifie pas qu’il est absolument impossible d’utiliser efficacement un reflex comme webcam, mais vous trouverez probablement le processus un peu moins convivial (pour en savoir plus, consultez la section sur la compatibilité).
Ainsi, l’évolution des appareils photo se poursuit. À mesure que les hybrides progressent, il est probable qu’ils abandonnent encore davantage de caractéristiques qui les rattachent aux appareils analogiques, tout en adoptant des formats plus spécifiquement pensés pour la diffusion en direct. Certains appareils dédiés au vlogging se sont déjà entièrement passés de viseur (les utilisateurs étant censés utiliser l’écran arrière ou celui de leur ordinateur pour cadrer et surveiller leur image), et intègrent des commandes placées à l’avant du boîtier, plus faciles à ajuster pour un créateur de contenu ou un streameur. D’autres se sont totalement passés de poignées ergonomiques, dans l’optique d’être utilisés principalement montés sur un support. Tout cela signifie que les appareils peuvent devenir plus compacts, avec des améliorations constantes de l’autonomie, des performances en basse lumière, et la capacité à filmer avec des combinaisons de fréquence d’images et de résolution plus élevées sans surchauffer.
Impossible de faire l’impasse sur les capteurs
Même si les formats des appareils photo continuent de rétrécir, une chose ne devrait pas changer de sitôt : la taille standard de leurs capteurs. En partie parce que ces tailles permettent aux appareils actuels de rester compatibles avec les anciens objectifs (même si un adaptateur peut être nécessaire), mais aussi parce que la surface reste un facteur important pour capter l’information visuelle. Comme pour l’éclairage et les microphones, être plus grand présente encore des avantages.

Voici ma scène filmée avec la webcam 4K Logitech, dotée d’un capteur proche de 1/4 de pouce, disponible à partir de 115 £/125 $. Une ring light puissante est placée devant moi, avec simplement deux lampes derrière moi. J’ai aussi accentué les couleurs et adouci l’arrière-plan dans Camo Studio.

Voici ma scène filmée avec le Sony ZV-1 connecté à la carte d’acquisition Elgato Cam Link. Le ZV-1 possède un capteur de 1 pouce et peut s’acheter d’occasion pour environ 450 £/500 $. L’éclairage est inchangé, et j’ai adouci l’arrière-plan un peu plus avec le Mode portrait de Camo Studio.

Enfin, voici ma scène filmée avec le Canon R5 plein format connecté à la carte d’acquisition Elgato HD60 X. C’est un appareil haut de gamme que j’utilise aussi pour la photographie professionnelle et le cinéma, mais les bons boîtiers plein format démarrent généralement autour de 1000 £/1200 $, avec des objectifs à partir de quelques centaines. Là encore, l’éclairage est inchangé, et les réglages de l’appareil sont identiques à ceux du Sony.
Il existe plusieurs tailles de capteurs couramment utilisées dans les appareils hybrides et reflex. Les capteurs plein format, les plus grands, mesurent environ 36 × 24 mm. On les trouve généralement dans les appareils professionnels haut de gamme, offrant une qualité d’image exceptionnelle. Les capteurs APS-C, qui mesurent environ 23 × 15 mm, équipent le plus souvent des appareils grand public et offrent une excellente qualité d’image dans un format plus compact. Plus petits encore, les capteurs Micro Four Thirds mesurent environ 17 × 13 mm, tout comme le capteur de 1 pouce, que l’on trouve dans des appareils comme la gamme PowerShot de Canon ou le compact ZV-1 de Sony. Comme le montre le graphique ci-dessous, la différence de taille entre un capteur de 1 pouce et un capteur plein format est considérable, mais comme le montrent les images ci-dessus, même passer d’une webcam à capteur de 1/4 de pouce à un appareil à capteur de 1 pouce représente déjà un bond en avant considérable en matière de qualité.

La surface d’un capteur plein format est plus de 60 fois supérieure à celle d’un capteur de webcam de 1/4 de pouce, et 2,6 fois supérieure à celle d’un capteur APS-C.
Cette vaste surface de capteur vous permet de capter davantage d’informations visuelles, un capteur plein format en récoltant des ordres de grandeur de plus qu’une simple webcam. Et ce n’est pas qu’une question de pixels — il est important de noter qu’un appareil capturant de la vidéo 4K avec un capteur plein format produira une meilleure image qu’une webcam 4K. C’est parce que, en règle générale, c’est la taille du capteur de l’appareil photo qui détermine la qualité de votre image, et non le nombre de pixels de l’image elle-même. Eh oui : ce qui rend un appareil photo « bon » n’est pas sa capacité en pixels (la résolution), mais bien la taille des photosites de son capteur, ces minuscules rectangles de silicium qui captent l’information visuelle (on les appelle parfois pixels, ce qui n’aide pas à la clarté). Plus le capteur est grand, plus les photosites le sont aussi. Et plus les photosites sont grands, meilleurs seront le niveau de détail, la profondeur de champ et la plage dynamique. Si vous imaginez les photosites comme des seaux qui recueillent l’information, les photosites des capteurs plus grands ont une capacité de collecte supérieure à ceux des capteurs plus petits. Plus les seaux sont grands, meilleure est l’image.
Tout savoir sur les objectifs à focale fixe
Si vous passez d’une webcam, d’un smartphone ou d’un hybride compact à un appareil doté d’un capteur plus grand, vous découvrirez que choisir et acheter l’appareil n’est peut-être que la moitié du chemin. À moins d’acheter un hybride compact ou un kit, vous n’irez pas bien loin sans au moins un objectif, et le nombre d’options disponibles peut vite devenir déroutant. Il existe différentes ouvertures maximales, différentes distances minimales de mise au point, une gamme de focales fixes ou zoom, et des prix allant de quelques centaines de dollars à plusieurs fois le prix de votre appareil photo.
Heureusement, si vous prévoyez d’utiliser votre objectif principalement pour de la vidéo de bureau, où vous êtes assis à une distance fixe d’un appareil monté sur support, la complexité et le coût peuvent tous deux être réduits. À moins d’avoir besoin d’être extrêmement proche de votre appareil (moins de 30 cm, par exemple), vous n’aurez généralement pas à vous soucier de la distance minimale de mise au point. Et si vous disposez d’un bon support et d’un toit qui ne fuit pas, vous pouvez vous passer de stabilisation intégrée et d’étanchéité aux intempéries. Plus important encore, vous n’avez probablement même pas besoin d’un gros objectif zoom. Ces prouesses d’ingénierie sont en réalité plusieurs objectifs en un seul, avec une plage de focales qui les rend extrêmement polyvalents. Ce qui peut aussi les rendre extrêmement chers.
Laissez-moi plutôt vous présenter l’un de mes équipements photo préférés : l’humble objectif à focale fixe. Contrairement à un zoom, l’objectif à focale fixe n’a qu’une seule focale, et donc une seule tâche simple à accomplir. Et il l’accomplit bien, avec une ingénierie bien moins complexe que celle d’un zoom, et généralement un poids nettement inférieur. Cerise sur le gâteau : les objectifs à focale fixe sont en général bien plus abordables. On parle de quelques milliers pour un bon zoom, contre quelques centaines pour une focale fixe de qualité.

Les objectifs à focale fixe sont en général bien plus abordables que les zooms. On parle de quelques milliers pour un bon zoom, contre quelques centaines pour une focale fixe haut de gamme.
La focale exacte dont vous avez besoin dépend de plusieurs facteurs. Déterminez d’abord où vous monterez votre appareil, à quelle distance vous vous en tiendrez, et quel est selon vous le cadrage idéal. Si votre installation sert surtout à des réunions vidéo, vous voudrez peut-être un cadrage assez serré. Si vous faites des démonstrations ou des déballages de produits, vous aurez besoin d’un cadrage plus large pour inclure vos mains et les objets dans le plan. Bien sûr, vous pouvez utiliser Camo pour ajuster votre cadrage ; gardez simplement à l’esprit que vous pouvez recadrer en resserrant à partir d’une focale fixe, mais pas en élargissant, alors veillez à ne pas opter pour quelque chose de trop restrictif.
Ensuite, vous devrez connaître la taille du capteur de votre appareil, et comprendre que les capteurs plein format et les capteurs recadrés offrent des champs de vision très différents pour une même focale. Par exemple, si vous fixez un objectif de 35 mm sur un appareil à capteur APS-C recadré, votre champ de vision sera bien plus étroit que sur un appareil à capteur plein format. Cela signifie que si vous possédez un appareil à capteur APS-C et souhaitez obtenir le champ de vision qu’un capteur plein format capture avec un objectif de 35 mm, vous aurez besoin d’un objectif de 24 mm.
De vastes recoins d’internet, peuplés de passionnés de photo, sont consacrés à expliquer comment cela fonctionne, mais la méthode sans doute la plus pratique pour trouver ce qui vous convient est de louer un zoom grand angle, oui, celui-là même dont je viens de dire que vous n’aviez pas besoin, et de tester sa plage de focales jusqu’à trouver le cadrage souhaité. Cela coûte environ 50 £/60 $ : ce n’est pas donné, mais il s’agit d’économiser plusieurs centaines, voire milliers, en trouvant la focale unique qui vous convient. Si vous avez un appareil APS-C, je vous recommande d’essayer un zoom 16-35 mm. Avec un appareil plein format, vous trouverez probablement votre bonheur dans la plage 24-70 mm.
Une fois la focale déterminée, la seule variable majeure qui reste est l’ouverture maximale. En gros, il s’agit d’une mesure de la capacité de l’objectif à capter la lumière : plus le chiffre est bas, plus l’objectif est lumineux, à cause du principe des fractions. L’ouverture de l’objectif, et dans une certaine mesure la taille du capteur de votre appareil, définit la faible profondeur de champ que vous pouvez obtenir, autrement dit, votre capacité à créer cette belle séparation entre vous, net, et un arrière-plan flou. En général, un objectif avec une ouverture maximale comme f1.4 sera bien plus cher qu’un objectif f4. Cela ne veut pas dire que l’objectif f4 est mauvais : simplement, vous aurez besoin d’un peu plus de lumière dans votre scène, ou d’un réglage ISO plus élevé, et la profondeur de champ minimale que vous pourrez obtenir sera plus limitée. La différence entre ces ouvertures peut elle-même coûter assez cher, et c’est à vous de déterminer si cette profondeur de champ plus réduite justifie le prix. Gardez également à l’esprit que le Mode portrait de Camo peut apporter un flou d’arrière-plan utile en complément.
Les accessoires indispensables
Lorsque vous achetez un appareil hybride ou reflex, il est généralement livré avec quelques câbles, une batterie et son chargeur, une sangle de marque, et un manuel titanesque. Mais si vous comptez l’utiliser pour diffuser ou enregistrer de la vidéo, il vous faudra encore quelques éléments supplémentaires. D’abord, cette petite boîte noire de technologie consomme beaucoup d’énergie, surtout lorsqu’elle filme à haute résolution et fréquence d’image élevée, avec l’objectif qui travaille en permanence pour maintenir une mise au point parfaite (vous pouvez en savoir plus dans la section sur les réglages). Vous constaterez probablement que sa batterie passe de pleine à vide étonnamment vite, ruinant une excellente prise lorsque votre appareil s’éteint soudainement. Vous devrez aussi le monter correctement, et probablement acheter un câble supplémentaire ainsi qu’une carte d’acquisition pour garantir la meilleure qualité vidéo possible entre l’appareil et votre ordinateur. Voici une liste de ce dont vous aurez probablement besoin pour commencer :
Alimentation
La façon dont vous alimentez votre appareil dépend un peu de son usage. Si vous enregistrez surtout de courtes prises, l’extinction soudaine de l’appareil ne sera peut-être pas si dramatique. Dans ce cas, il peut suffire d’acheter une seconde batterie à échanger lorsque la première est vide. Ce n’est pas donné, mais des options tierces de qualité comme celles de Hahnel permettent de réduire un peu le coût et sont généralement fiables. Lisez les avis, et assurez-vous que la batterie que vous achetez correspond bien à celle utilisée par votre appareil.
Il faut savoir que des marques comme Sony, Canon et Nikon proposent chacune une gamme de batteries qui peuvent sembler quasiment identiques en ligne, mais qui diffèrent en réalité légèrement en forme et en taille, et ne sont compatibles qu’avec certaines gammes de produits. Une fois votre appareil acheté, familiarisez-vous avec sa matrice de compatibilité, et pensez aussi à vérifier les mises à jour du micrologiciel, qui peuvent améliorer ses performances, voire ajouter de nouvelles fonctionnalités.
Malheureusement, acheter une batterie supplémentaire ne suffira pas si votre travail vidéo implique de longues prises, des sessions de diffusion ou des réunions. Dans ce cas, vous devrez soit la recharger via USB, soit la brancher directement sur secteur ou une autre source d’alimentation à l’aide d’une fausse batterie. Cela vous permet d’accéder à une alimentation constante, avec l’avantage supplémentaire de garder votre appareil plus frais. L’adaptateur en forme de batterie que vous insérez dans l’appareil n’est qu’un simple conducteur d’électricité, pas une source, et ne générera pas la chaleur d’une véritable batterie.
Recharger votre appareil photo via USB
De nombreux appareils photo numériques peuvent être rechargés ou alimentés directement via USB, du moins en théorie. Vous devrez généralement laisser la batterie dans son compartiment, et vous constaterez peut-être qu’elle continue de se décharger à l’usage, quoique plus lentement, selon vos réglages de sortie et de mise au point. Les différences sont nombreuses selon les modèles : sur beaucoup d’entre eux, l’appareil doit être éteint pour que la batterie se recharge via USB.

Comme pour une vraie batterie, veillez à ce que la fausse batterie que vous achetez soit conçue pour votre modèle d’appareil photo, car elle fonctionne grâce à un adaptateur précisément dimensionné pour le compartiment à batterie de votre appareil. Opter pour la solution la moins chère peut endommager votre appareil : lisez les avis, et en cas de doute, privilégiez une solution du fabricant de votre appareil. Parmi les marques fiables : Neewer, SmallRig et Indipro.
Un avantage supplémentaire de la fausse batterie est qu’elle évite au compartiment de trop chauffer pendant l’utilisation de l’appareil. Beaucoup, sinon la plupart, des appareils hybrides ou reflex peuvent commencer à surchauffer lors de prises à haute résolution et/ou fréquence d’image élevée, et peuvent s’éteindre en atteignant une certaine température. Utiliser une fausse batterie tout en laissant le couvercle du compartiment ouvert constitue une bonne première étape pour limiter ce problème. Une autre consiste à déployer l’écran arrière en l’éloignant du boîtier de l’appareil. Si votre appareil continue de souffrir de problèmes de surchauffe après avoir suivi ces deux recommandations, et que vous devez filmer pendant de longues périodes sans l’éteindre, vous devrez probablement réduire votre fréquence d’image ou votre résolution.
Fixation
Contrairement aux webcams, généralement en plastique et faciles à poser sur un petit trépied ou à percher sur votre écran d’ordinateur, les boîtiers d’appareils photo dédiés, en particulier ceux à objectifs interchangeables, peuvent être bien plus imposants. Il vous faudra donc un support beaucoup plus robuste pour le maintenir dans la position idéale, tout en restant assez flexible pour accéder facilement à ses commandes ou ajuster sa position. Et bien sûr, il faut aussi penser à l’encombrement : idéalement, il ne devrait pas prendre trop de place sur votre bureau ni masquer votre écran, dont vous aurez probablement besoin comme téléprompteur, moniteur de retour ou autre référence importante.
Voici donc quelques options :
Support à pince pour bureau : relativement peu coûteux, ils permettent, si vous utilisez un écran, de placer votre appareil juste au-dessus de celui-ci. Et si votre appareil et votre objectif ne sont pas trop volumineux, vous pouvez même y ajouter un petit bras articulé pour encore plus de flexibilité dans le positionnement.

En fixant une plaque de dégagement rapide sur votre appareil, vous pouvez le monter et le démonter facilement, ce qui vous donne un accès rapide à ses commandes.
Trépied de table ou support : le prix et la qualité varient énormément, mais si vous disposez de la place nécessaire sur votre bureau, ou si vous n’avez pas besoin d’aligner l’appareil directement au-dessus de votre écran, même les modèles les moins chers peuvent convenir. Veillez simplement à vérifier les dimensions, et assurez-vous qu’il tiendra votre appareil à la hauteur souhaitée.
Bras articulés : si vous recherchez une flexibilité maximale et disposez d’un budget un peu plus élevé, un système comme Geartree fonctionne remarquablement bien. J’ai la perche fixée au bureau, avec plusieurs bras capables de tenir éclairages, microphones et appareils photo. Quand j’en ai besoin, je les fais simplement pivoter jusqu’à la position optimale, que ce soit juste devant mon écran, pointés vers mon bureau, ou au-dessus de ma tête. On pourrait dire que c’est devenu un peu un problème : tous les deux mois environ, je trouve une nouvelle utilité pour un bras supplémentaire (un iPad ! un tube LED !), et ma pieuvre métallique robotique continue de grandir.
Câbles, cartes d’acquisition et compatibilité
Tout semble si simple. Sur le côté de votre appareil, une sortie USB ; sur votre ordinateur, une entrée USB. Vous avez un appareil photo et un câble USB, il ne reste plus qu’à brancher et utiliser.
Si seulement. Malheureusement, alors même que les capacités photo et vidéo des appareils convergent, la dernière décennie a vu apparaître une divergence déroutante dans les normes adoptées par les fabricants pour diffuser en direct la vidéo depuis leurs appareils. Le « U » d’USB signifie « universel », mais les protocoles utilisés par la plupart des appareils photo pour transmettre les données via ce câble sont généralement propriétaires, nécessitant des pilotes spécifiques, des logiciels, et parfois même un paiement supplémentaire pour accéder à toutes les capacités de l’appareil.
C’est parce que la plupart des hybrides et des reflex sont encore conçus avant tout pour capturer images et vidéos directement sur une carte SD ou CompactFlash. À mesure que les appareils orientés diffusion en direct se généralisent, j’espère voir davantage d’appareils dotés de capacités USB complètes. Actuellement, connecter la plupart des appareils via USB limite votre résolution à 1080p, voire 720p, et peut nécessiter de télécharger et d’utiliser un utilitaire de webcam capricieux (le nouveau Sony ZV-E1 est le premier que j’ai utilisé permettant une diffusion facile de contenu 4K directement via USB-C, mais il n’est pas donné). Notez aussi qu’il peut être nécessaire d’activer la diffusion USB dans le menu de votre appareil avant de le connecter.
UVC
Depuis le déploiement de la prise en charge de tous les appareils connectés avec Camo 2.0, l’équipe de Camo navigue sans relâche dans une véritable mer de plug-ins et de normes propriétaires afin de permettre aux utilisateurs d’enregistrer ou de diffuser en direct de la vidéo de haute qualité via USB. Il existe une norme, UVC, qui pourrait grandement améliorer ce processus sur l’ensemble des appareils, mais la plupart des fabricants ne l’intègrent pas encore systématiquement dans leurs appareils photo (Sony fait figure d’exception récente). L’adopter permettrait une diffusion simplifiée et haute résolution via USB-C, avec l’avantage supplémentaire de laisser circuler les données également de l’ordinateur vers l’appareil photo, ce qui permettrait à l’utilisateur de contrôler les réglages de l’appareil directement depuis son ordinateur portable ou son iPad, sans jamais avoir à y toucher. On peut toujours rêver.

Pour la vidéo 4K, nous avons trouvé le Cam Link d’Elgato particulièrement fiable. Il vous suffit de brancher le câble HDMI d’un côté, d’insérer la fiche USB de l’autre dans un port libre, puis de sélectionner le Cam Link comme source vidéo dans Camo ou un autre logiciel.
Pour une connectivité plus simple associée à une résolution plus élevée, mieux vaut peut-être opter pour le HDMI pour votre vidéo. De nombreux appareils sont déjà livrés avec un câble HDMI, mais si ce n’est pas le cas du vôtre et qu’il prend en charge une sortie HDMI, il vous suffit de chercher un câble avec une fiche micro-HDMI d’un côté et un port HDMI standard de l’autre. L’autre accessoire dont vous aurez besoin est une carte d’acquisition, qui ne ressemble que très rarement à une carte, mais qui a pour rôle essentiel de convertir le signal HDMI de l’appareil photo en un signal USB exploitable par votre ordinateur. Comme beaucoup d’autres équipements technologiques utiles, leur prix et leur qualité varient énormément. Je vous recommande de lire les avis et de commander auprès d’un revendeur proposant une bonne politique de retour.

Lorsque vous vous connectez via HDMI, vous devrez probablement activer un signal HDMI propre dans le menu de votre appareil. Sinon, votre écran affichera un reflet de son écran arrière, y compris l’affichage des réglages et du point de mise au point.
De l’ouverture au zoom : le guide de votre appareil photo
Une fois que vous avez déterminé ce dont vous avez besoin pour alimenter, monter et connecter votre appareil photo, il vous reste à vous familiariser avec quelques commandes essentielles. Il y a de fortes chances que votre appareil dispose d’un mode Auto qui prendra certaines décisions à votre place, mais si vous souhaitez capturer la vidéo de la meilleure qualité possible, vous devrez passer en contrôle manuel. Il est facile de se perdre dans les méandres des menus de votre appareil, mais si votre éclairage est bien pensé et constant, capturer une vidéo de haute qualité peut se résumer à comprendre comment interagissent seulement quelques réglages de votre appareil. Voici ceux qu’il vous faudra maîtriser :
Ouverture : l’orifice qui contrôle la quantité de lumière entrant dans l’appareil. Une ouverture plus large (indice f/ plus bas) laisse entrer plus de lumière et offre une profondeur de champ plus faible, utile pour vous détacher de l’arrière-plan. Une ouverture plus étroite (indice f/ plus élevé) laisse entrer moins de lumière et offre une profondeur de champ plus large, gardant davantage l’image nette.
Vitesse d’obturation : la durée pendant laquelle l’obturateur de l’appareil reste ouvert lors de la capture d’une image. Une vitesse d’obturation rapide fige le mouvement, tandis qu’une vitesse plus lente crée un flou de mouvement.
ISO : la sensibilité du capteur de l’appareil à la lumière. Un ISO plus élevé peut être utilisé en situation de faible luminosité, mais peut entraîner davantage de bruit visuel dans l’image. Un ISO plus bas peut être utilisé en situation bien éclairée, mais peut nécessiter davantage de lumière ou des ouvertures plus larges pour obtenir l’exposition souhaitée.
Fréquence d’images : le nombre d’images capturées par seconde. Les fréquences les plus courantes en vidéo sont 24, 30 et 60 images par seconde (fps).
Résolution : le nombre de pixels contenus dans chaque image. Les résolutions courantes sont le 720p (HD), le 1080p (Full HD) et la 4K (Ultra HD ou UHD).
Balance des blancs : la température de la lumière. Une balance des blancs correcte garantit une reproduction fidèle des couleurs dans la vidéo.
Mise au point. La zone la plus nette d’une image.
Bien sûr, connaître ces réglages ne représente que la moitié du chemin. Laissez-moi vous montrer comment je les fais fonctionner ensemble pour capturer une excellente vidéo :
Merci d’avoir lu et regardé cet article : j’espère qu’il vous a aidé à franchir plusieurs étapes solides dans votre parcours vidéo. Comme pour tout effort d’exhaustivité, j’ai sans doute oublié quelque chose, alors si vous souhaitez que nous abordions un sujet connexe, laissez un commentaire ci-dessous. En attendant, je continuerai de travailler avec mes appareils photo, mon éclairage et Camo pour découvrir de meilleures façons encore de vous aider à créer des vidéos formidables.
